A Narbonne
Quand éperdue de solitude
Evadée de ces tristes lieux
J’ai fui toutes les servitudes
De Paris et de sa banlieue
Vers toi Narbonne j’accourus,
Dans tes bras je me suis jetée
Respirant la vie de tes rues
Ecoutant ton cœur palpiter,
Ta Robine au cours paresseux
Fait l’Amour avec le soleil
Qui la brûlant de tous ses feux,
Lui susurre monts et merveilles
Sous tes platanes séculaires,
S’abrite ton marché aux fleurs
Mais quand le vent prend sa colère,
Alors Adieu à ta douceur!
Toujours fière ta cathédrale
Dit tout bas à l’Archevêché
« Il est vraiment fou ce mistral!
Il voudrait bien nous arracher! »
Pourtant ton calme revenu,
Dieu qu’il fait bon se promener
Dans tes rues et tes avenues,
Sur tes cours qu’il fait bon flâner.
Narbonne, à tous ceux qui te hantent
A ton âme, ton cœur, ta vie
A ton verbe occitan qui chante,
tous très fort, je crie « Merci !»
Éliane R.T